Formation Emploi

Réparateurs d'appareils électroménagers

Toutes nos félicitations aux nouveaux réparateurs qui ont terminé avec succès 26 semaines de formation emploi!! 💯 Le 28 juin dernier a eu lieu la remise des attestations aux finissants! Bienvenue dans le secteur. 🪛🔧

Rappelons que ce projet a été en collaboration avec plusieurs entreprises du secteur et le CACI - Centre d'appui aux communautés immigrantes. Ce projet a été réalisé grâce à la contribution financière de la Commission des partenaires du marché du travail.

Un engouement bien discret

Allumer la lampe de la terrasse en rouge, commander le chauffage ou la climatisation par la voix, déverrouiller la porte d’entrée à distance. Ces expériences vous sont inconnues, vous inquiètent ou ne vous concernent pas ? C’est normal.

Alors qu’on annonce depuis une décennie l’invasion de la domotique et sa promesse de rendre les maisons intelligentes, la réalité et les statistiques montrent que l’engouement est encore discret au Québec.

« C’est très marginal », convient Jacques Bourdeau, ingénieur en informatique et grand adepte de domotique. « C’est moi qui supporte à peu près tout le monde dans ma famille. »

Pour un autre amateur de domotique, François Durocher, ces appareils connectés se heurtent aujourd’hui « à un mur d’inquiétude et d’insécurité » qui ralentit leur adoption. « Il y a aussi la question des coûts et la multiplicité des options. Tu peux t’épuiser à seulement choisir. C’est tout un effort de convaincre quelqu’un dans ma famille de mettre une sonnette connectée Ring. »

Enthousiasme chez les vendeurs

Pourtant, les fabricants, les vendeurs et les promoteurs de la domotique sollicités par La Presse sont unanimes : cette industrie connaît une croissance exponentielle et a dépassé le statut de marché de niche. Selon Statista, le marché mondial aurait atteint 105 milliards US en 2021, dépassant en revenus l’industrie du cinéma.

« Peut-être qu’aujourd’hui, on ne peut parler d’adoption à grande échelle, mais on le voit, la tendance est en train de prendre », affirme Maxime Labonté, directeur commercial chez Sinopé, qui commercialise notamment des thermostats intelligents. « On est en croissance sur 100 % de nos lignes dans 100 % de nos marchés. »

Chez Telus, où on mise énormément sur la domotique depuis 2017, on rapporte que 800 000 clients ont adhéré à ses solutions de maison intelligente, sur quelque 17 millions d’abonnés. « On voit vraiment qu’il y a un engouement pour ce service, on voit une croissance, les clients sont au rendez-vous », explique Nathalie Dionne, vice-présidente par intérim, solutions consommateurs et expérience client, de Telus.

Chez Best Buy, le directeur au marketing et aux affaires corporatives pour le Québec Thierry Lopez estime qu’on a dépassé le stade des « adopteurs précoces » et que l’on constate un grand intérêt chez la clientèle. « Notre consommateur est bien sûr plus enclin à s’intéresser à ces produits-là, mais on voit vraiment que c’est une catégorie de produits qui trouve facilement preneur. C’est une tendance lourde, on n’est pas dans l’anecdotique. »

Portrait en demi-teinte

À première vue, les statistiques semblent leur donner raison. Le plus récent portrait des Québécois par rapport à la maison intelligente, le NETendances 2021, estime d’entrée de jeu que 47 % des adultes québécois ont au moins un appareil intelligent pour la maison. Il s’agit d’une hausse remarquable de 10 points de pourcentage par rapport à l’année précédente.

Pourtant, une analyse plus fine du sondage effectué auprès de 1040 internautes québécois dresse un portrait moins jovialiste.

D’abord, on a inclus dans ces appareils domotiques les enceintes intelligentes, qui représentent la catégorie la plus populaire avec une présence dans 25 % des foyers. Or, révèle plus loin l’étude, les Google Home, Home Pod et Echo ne sont que très peu utilisés pour la domotique. Pas moins de 87 % des utilisateurs les activent principalement pour écouter de la musique, à peine 24 % le font pour contrôler un appareil intelligent. Ces enceintes intelligentes, en fait, ne sont pas des appareils domotiques en tant que tels, puisqu’elles ne font que contrôler d’autres objets connectés, un peu comme le fait un téléphone intelligent.

La catégorie qui suit en matière de popularité, avec 20 %, est celle des électroménagers, les réfrigérateurs, cuisinières et lave-vaisselle connectés, dont le taux de possession a plus que doublé en un an, alors qu’il était de 9 % en 2020.

Pour les catégories plus classiques, les ampoules, thermostats, caméras et contrôles de portes, on oscille entre 11 et 15 % d’adoption, ce qui est de toute évidence loin de la définition d’un marché de masse. On note cependant une popularité plus grande et prometteuse chez les 25-34 ans, qui sont par exemple 27 % à avoir acquis un thermostat ou une ampoule connectée.

Selon Jacques Bourdeau, un des principaux obstacles demeure la complexité de l’installation, même si les fabricants ont fait d’énormes progrès à ce chapitre. « Moins vous avez d’accessoires, moins la domotique est intéressante. Contrôler une ou deux lampes, ça ne change pas grand-chose à votre vie. […] Quel est le bassin de gens capables d’organiser, d’installer et de programmer leurs appareils ? C’est minime. »

Cinq obstacles

Sécurité

Selon le NETendances 2021, 31 % des répondants désignent la confidentialité et la sécurité des données comme un frein à l’adoption des appareils intelligents. Caméras de surveillance de bébé ou sonnettes d’entrée piratées, virus installés sur des objets connectés, indiscrétions ou collecte abusive de données des enceintes intelligentes, plateformes de fabricants piratées avec les noms et mots de passe d’usagers, « l’internet des objets » fait en sorte qu’« ils sont plus à risque d’être ciblés par les cybercriminels », selon un rapport de la firme TrendMicro.

Compatibilité

Il existe des centaines de fabricants d’appareils domotiques utilisant autant d’applications et de protocoles de communication différents. Bien que les enceintes intelligentes aient contribué énormément depuis 2014 à leur interconnexion, il faut une expertise poussée pour arriver à les intégrer dans une même plateforme. « La normalisation est un problème », explique Jacques Bourdeau, qui reconnaît avoir un nombre « ridicule » d’appareils domotiques liés dans des plateformes comme Homebridge ou ISY Universal Device.

Infonuagique

L’écrasante majorité des consommateurs se fie aux plateformes infonuagiques des fabricants pour le contrôle de ses appareils. Ils sont alors à la merci d’une fermeture d’entreprise, ce qui nous est d’ailleurs arrivé à trois reprises dans la dernière année, nous laissant avec une douzaine d’appareils inutilisables. L’idéal est de privilégier les appareils qui permettent les connexions locales, encore rares sur le marché. Sinopé, de Saint-Jean-sur-Richelieu, en a fait un engagement. « Tu prends nos appareils, tu les mets sur une autre plateforme comme SmartThings et ils sont compatibles nativement », indique Maxime Labonté, directeur commercial.

Désintérêt

C’est le frein le plus souvent évoqué dans les sondages comme celui de NETendances : 53 % des consommateurs qui résistent l’expliquent en 2021 par « un manque d’utilité ou de pertinence » des appareils connectés. Il est plus élevé avec l’âge, passant de 20 % pour les 18-24 ans à 66 % pour les 65-74 ans. On pourrait ajouter à ce groupe les 31 % de répondants qui estiment qu’ils n’utiliseraient pas assez souvent ces appareils pour en justifier l’achat. « Ça demeure un certain luxe, tu peux très bien fonctionner et vivre sans ça… », reconnaît François Durocher.

Locataires

Il existe bien des appareils domotiques sans fil, mais une bonne proportion d’entre eux, notamment les interrupteurs, les prises, les thermostats et les sonnettes, demandent une installation qui n’est pas toujours possible pour un simple locataire. Or, 38,7 % des Québécois et 60 % des Montréalais ne sont pas propriétaires de leur logement, selon le recensement de 2016. « Vous avez là un premier blocage qui vous coupe d’un gros bassin », estime Jacques Bourdeau.

Source : Domotique | Un engouement bien discret | La Presse

Une ambulance 100 % québécoise de Demers Ambulances et Lion Électrique

Après cinq années de travail, une ambulance 100 % électrique sortira de l’usine de Demers Ambulances l’an prochain. Ce véhicule d’urgence sera équipé d’un châssis spécialement conçu par la Compagnie électrique Lion – une autre entreprise québécoise.

Présenté lundi, le véhicule d’urgence permettra notamment à l’entreprise établie à Belœil, en banlieue sud de Montréal, de réduire sa dépendance aux châssis des constructeurs américains en plus de proposer un habitacle repensé.

« Nous dévoilons notre ambulance 100 % électrique, marquant ainsi l’évolution la plus importante du transport ambulancier depuis la première génération d’ambulances de Demers il y a 60 ans », a souligné Alain Brunelle, président de Demers Ambulances.

Le véhicule d’urgence a été présenté dans le cadre d’un évènement réunissant le dirigeant de l’entreprise, le président et chef de la direction de Lion, Marc Bédard, du ministre de la Santé et des Services sociaux Christian Dubé ainsi que son collègue à l’Économie et l’Innovation Pierre Fitzgibbon.

Demers Ambulances collabore depuis 2018 à la conception de ce modèle avec Lion, qui assemblera le châssis dans ses installations de Saint-Jérôme, dans les Laurentides. L’assemblage final ainsi que le compartiment médical s’effectuera en banlieue sud de la métropole.

Parmi les améliorations, l’habitacle sera plus spacieux et permettra aux paramédicaux de porter une ceinture de sécurité tout en effectuant des manœuvres d’urgence aux patients qui sont transportés. Cela n’est pas le cas dans les modèles actuels. Demers dit avoir consulté de « nombreux paramédicaux » dans le cadre de son projet.

« Grâce à l’expertise de Demers et Lion, cette ambulance est dotée de fonctionnalités jamais vues auparavant », a estimé le dirigeant de Lion, Marc Bédard.

Les deux partenaires croient pouvoir déployer au moins 1500 véhicules d’urgence entièrement électriques au cours des cinq prochaines années. La commercialisation s’effectuera d’abord en Amérique du Nord.

En plus d’avoir développé une version électrique du véhicule d’urgence, Demers a réalisé trois transactions d’envergure au cours des quatre dernières années afin de gonfler sa taille. Sa plus récente prise a été réalisée en avril dernier, lorsque la société a mis la main sur le constructeur américain Medix Specialty Vehicules, établi en Indiana.

Le chiffre d’affaires de Demers oscille aux alentours de 350 millions par année. L’entreprise compte 12 usines et centres de services de véhicules ambulanciers au Canada ainsi qu’aux États-Unis.

Source : Une ambulance 100 % québécoise de Demers Ambulances et Lion Électrique | La Presse

Recrutement : la personnalisation au cœur du processus

Ce n’est plus un secret, le pénurie de main-d’œuvre affecte lourdement la croissance des PME du Québec. Selon la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), près de 26 % d’entre elles affirment avoir dû refuser des ventes ou des contrats et 17 % déclarent avoir annulé ou reporté des projets d’affaires faute de personnel suffisant. Dans un tel contexte, comment faire pour recruter ? Réponses d’experts.

La gestion humanisée

Pour maintenir leur croissance, le premier conseil que Nicolas Sève, cofondateur de C3pH, donne à ses clients est de diminuer leur taux de roulement. Pour y arriver, il mise sur la fidélisation, et ce, dès l’embauche. « Plus tu fidélises, moins tu as besoin de recruter. Tout se passe dans les trois à six premiers mois. Cela veut dire que dès que l’on recrute, il faut que l’employé sente qu’on s’intéresse à lui. On présente l’équipe, mais avec des détails de leur personnalité et leurs activités préférées. Déjà, on crée des liens. » Évidemment, en cette ère de télétravail, la mobilisation et la fidélisation sont des concepts plus difficiles à mettre en place, c’est pourquoi Manon Poirier, présidente de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés (CRHA), suggère aux dirigeants de se déplacer au domicile des nouveaux employés ou de prévoir un moment pour des rencontres en personne. « Il faut montrer que nos employés ne sont pas des machines. Derrière l’ordinateur, il y a des humains. De petits gestes comme prendre une marche, aller dîner, ne sont pas très dispendieux et font toute la différence. »

Passer en mode séduction

Les experts consultés sont formels : oui, la rémunération peut être un élément de séduction, mais son impact reste de courte durée. « Le salaire n’est pas une garantie que les gens vont rester. Il y a d’autres aspects à considérer comme le climat de travail, le respect, la confiance, le développement personnel, la reconnaissance. Les gens ont besoin d’avoir un emploi qui a un sens », souligne Manon Poirier. Pour se démarquer, Dominic Migneault, cofondateur de C3pH, suggère aux PME d’établir leur marque employeur. « Une PME doit établir pourquoi quelqu’un serait motivé à venir travailler chez elle, quels sont ses avantages et les irritants. Il faut aussi jeter un œil à ce que font les concurrents et pourquoi quelqu’un les choisirait au lieu de nous. Il faut savoir qui on recherche, ce qui est important dans un emploi pour cette personne », soutient Nicolas Sève. Parmi les tendances observées, les congés sans solde, les vacances illimitées, le choix des formations, la flexibilité des horaires, etc.

Vos employés, vos ambassadeurs

Manon Poirier recommande aux PME d’utiliser leurs employés comme ambassadeurs et de penser à une prime de référencement. « Notre personnel a un réseau et il ne faut pas être gêné de leur demander où on pourrait rejoindre des candidats potentiels. » Elle ajoute que la production d’une vidéo présentant des employés qui démystifient leur travail et qui parlent de l’entreprise est une autre option qui a déjà donné de bons résultats. « C’est une expérience employée convaincante parce qu’on montre les installations et des gens au naturel. » Le rejet d’une candidature peut même être mis à profit, selon Dominic Migneault : « Rappeler tout le monde, autant ceux qu’on n’a pas retenus, démontre qu’on se soucie d’eux. Les gens apprécient les rétroactions et ils peuvent devenir aussi des ambassadeurs et parler positivement de notre entreprise. »

Sourcing et autres nouveaux moyens de recrutement

De plus en plus, les réseaux sociaux, les chasseurs de têtes et le sourcing sont les nouveaux incontournables. « Le sourcing consiste à trouver des profils précis grâce à des outils internet comme LinkedIn. Une fois identifiée, on envoie une publicité sur un site précis de façon à générer des candidatures. Quant aux chasseurs de têtes, ils comprennent ta culture et vont aller solliciter des gens qui ne sont pas en recherche. Ils prennent tout en charge », explique Manon Poirier. Pour ces experts, la venue du télétravail est une occasion d’élargir son bassin en faisant fi des barrières géographiques, mais encore faut-il accepter que certains employés soient toujours loin du bureau.

Source : PME Croissance | Recrutement : la personnalisation au cœur du processus | La Presse

Rareté de main-d'œuvre: les travailleurs plus âgés reçoivent le mauvais signal

Le Québec aurait grand besoin d’augmenter le taux d’emploi des travailleurs plus âgés pour répondre à son problème de rareté de main-d’œuvre. Mais, pensées en fonction d’une autre époque, la plupart des conventions collectives ne font malheureusement rien pour aider les choses, constate une étude.

« Le cadre institutionnel qui régit le marché du travail ne s’est apparemment pas suffisamment ajusté à la réalité du vieillissement de la population. Malgré la rareté grandissante de la main-d’œuvre, bon nombre de contre-incitatifs à l’emploi limitent encore aujourd’hui l’activité des travailleurs âgés », conclut l’étude d’une quarantaine de pages qui doit être dévoilée mercredi par le Centre sur la productivité et la prospérité (CPP) de HEC Montréal.

L’analyse d’un peu plus de 10 % des quelque 6000 conventions collectives en vigueur au Québec révèle que 53 % de celles du secteur public et 59 % de celles du secteur privé ne disposent d’aucune clause visant les travailleurs de 60 ans et plus. Quant aux mesures passives (accommodement de préretraite, aménagement du temps de travail, etc.) ou actives (semaine réduite, vacances additionnelles, allègement de la tâche, etc.) qu’on y retrouve, la grande majorité mènent « systématiquement les travailleurs vers une sortie du marché du travail au lieu de chercher à les retenir à long terme ».

Vous avez dit culturel ?

Ce retard du Québec en matière de participation des travailleurs âgés au marché de l’emploi s’observe aussi bien chez les hommes que chez les femmes, et tant chez les diplômés universitaires que les travailleurs moins qualifiés, mais pas chez les immigrants.

Le directeur du CPP et coauteur de l’étude, Robert Gagné, admet volontiers que le problème n’est probablement pas le fait uniquement des organisations syndiquées. « Mais ces contrats ajoutent certainement une inertie au moment de s’ajuster à une réalité qui passe d’une logique où l’on était presque pressé que les gens prennent leur retraite, à une logique où l’on voudrait inciter les travailleurs à rester le plus longtemps possible », a-t-il fait valoir en entretien téléphonique avec Le Devoir.

« On entend souvent dire que cette tendance [des Québécois] à vouloir prendre sa retraite plus tôt que les autres serait culturelle, mais je suis porté à croire que beaucoup de gens seraient contents de continuer à travailler quelques années de plus si ça s’accompagnait de certains accommodements et leur permettait de conserver des revenus de retraite suffisants plus longtemps. »

Le professeur en veut particulièrement aux gouvernements pour leur myopie d’il y a 10 ou 15 ans, quand il était encore temps pour que des solutions à long terme, comme les gains de productivité et l’immigration, soient déployées en prévision du vieillissement de la population. « Il n’y a rien de plus facile à prévoir que les facteurs démographiques », déplore-t-il.

Robert Gagné voudrait maintenant que le secteur public donne l’exemple en matière de maintien au travail de ses employés âgés. « Ce serait quelque chose sur laquelle tout le monde — le gouvernement, les syndicats, les travailleurs — serait d’accord. »

Source : Rareté de la main-d'œuvre: les travailleurs plus âgés reçoivent le mauvais signal | Le Devoir

Le train de la transformation numérique est désormais en marche

« Si on regarde le taux d’adoption des technologies de pointe des entreprises québécoises par rapport à celui du reste du Canada, le Québec n’est certainement pas en retard. Il y aurait même un petit avantage québécois, plus visible encore quand on considère l’adoption des technologies émergentes, telles que l’intelligence artificielle, par exemple », souligne Benoit Dostie, professeur titulaire au Département d’économie appliquée à HEC Montréal.

Une bonne chose quand on sait que, d’après l’OCDE, l’intelligence artificielle, au même titre que la mobilité, le cloud computing, l’Internet des objets et l’analyse des données massives « comptent parmi les leviers les plus importants de la transformation numérique ».

Des entreprises conscientisées

Selon un sondage Léger paru en février dernier et réalisé pour le compte de TALSOM auprès de dirigeants et gestionnaires d’entreprises de plusieurs provinces, 84,3 % des entreprises québécoises considèrent qu’elles se mettent à risque si elles n’accélèrent pas leur transformation et 94 % estiment que la transformation numérique est un élément important dans leur entreprise. Enfin, elles sont 66 % à la considérer comme un élément à la fois important et urgent. « Manifestement, le message est bien passé, et les gens savent que ce n’est pas juste important, mais que c’est pratiquement une obligation. Dès lors, l’enjeu, c’est plutôt : par où commencer ? » analyse Pascal Monette, p.-d.g. de l’Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec (ADRIQ).

Car si les grandes entreprises sont généralement bien équipées et peuvent compter sur les moyens et le personnel nécessaires à la mise en œuvre de leur transformation numérique, la tâche peut s’avérer plus ardue pour les structures plus petites. « Dans les PME, c’est bien souvent le chef ou la cheffe d’entreprise qui doit déjà s’occuper de la production, du recrutement, de parler au banquier, de faire des foires et des expositions, etc., et là, on demande à cette même personne de convertir son entreprise et de la transformer numériquement ? Ça devient un peu compliqué », fait valoir le p.-d.g. de l’ADRIQ.

Un accompagnement pluridisciplinaire

Lancé en février dernier, le programme Trans Num mis au point par l’ADRIQ est justement destiné à accompagner ces chefs d’entreprise. L’idée ? Offrir une centaine d’heures d’accompagnement à une compagnie pour l’aider à créer son plan de transformation numérique et à le mettre en marche.

« Depuis qu’on a lancé Trans Num, on voit qu’il y a de la demande. Ce genre d’accompagnement répond à un besoin particulier pour des entreprises qui ont déjà une certaine maturité technologique et numérique ainsi qu’une réflexion stratégique. On ne peut pas travailler avec une entreprise qui ne sait pas exactement où elle s’en va », résume Pascal Monette, au sujet de son programme financé au quart par l’entreprise aidée et aux trois quarts par des fonds gouvernementaux.

De fait, tant au fédéral qu’au provincial, les gouvernements ont fait de la transformation numérique un objectif clé, surtout dans le contexte de relance économique post-pandémie. Dans le cadre de son offensive de transformation numérique dévoilée en mars dernier, Québec prévoit d’investir 130 millions de dollars d’ici le 31 mars 2022 dans des projets visant à accélérer le virage numérique des entreprises et à favoriser la croissance de PME innovantes grâce à un accompagnement spécialisé. Du côté du fédéral, c’est une enveloppe de 1,4 milliard de dollars qui a été allouée, en juillet dernier, au Programme canadien d’adoption du numérique. Entre autres investissements, ce dernier prévoit d’octroyer aux PME canadiennes des subventions pour accéder à des services-conseils.

L’enjeu crucial des compétences numériques

À en croire le sondage Léger, les principaux freins que les entreprises disent rencontrer pour mener leur transformation touchent davantage à l’alignement avec le modèle d’affaires, à la difficulté à établir des indicateurs clés de performance ou encore au manque de compétences internes et de motivation des employés.

« Le développement des compétences numériques est un enjeu assez important pour plusieurs organisations présentement. On a commencé un projet de recherche avec la Croix Bleue sur ce sujet-là. Ils se sont rendu compte qu’on a beau déployer toute la technologie, si les gens ne sont pas prêts à la recevoir, cela ne va rien donner au bout du compte », explique Simon Bourdeau, professeur au Département d’analytique, opérations et technologies de l’information à l’UQAM et chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.

« On part de la technologie, mais au final, si on veut qu’une transformation numérique réussisse, la clé ce sont les individus », conclut le chercheur.

Source :

Des entreprises conscientisées

Selon un sondage Léger paru en février dernier et réalisé pour le compte de TALSOM auprès de dirigeants et gestionnaires d’entreprises de plusieurs provinces, 84,3 % des entreprises québécoises considèrent qu’elles se mettent à risque si elles n’accélèrent pas leur transformation et 94 % estiment que la transformation numérique est un élément important dans leur entreprise. Enfin, elles sont 66 % à la considérer comme un élément à la fois important et urgent. « Manifestement, le message est bien passé, et les gens savent que ce n’est pas juste important, mais que c’est pratiquement une obligation. Dès lors, l’enjeu, c’est plutôt : par où commencer ? » analyse Pascal Monette, p.-d.g. de l’Association pour le développement de la recherche et de l’innovation du Québec (ADRIQ).

Car si les grandes entreprises sont généralement bien équipées et peuvent compter sur les moyens et le personnel nécessaires à la mise en œuvre de leur transformation numérique, la tâche peut s’avérer plus ardue pour les structures plus petites. « Dans les PME, c’est bien souvent le chef ou la cheffe d’entreprise qui doit déjà s’occuper de la production, du recrutement, de parler au banquier, de faire des foires et des expositions, etc., et là, on demande à cette même personne de convertir son entreprise et de la transformer numériquement ? Ça devient un peu compliqué », fait valoir le p.-d.g. de l’ADRIQ.

Un accompagnement pluridisciplinaire

Lancé en février dernier, le programme Trans Num mis au point par l’ADRIQ est justement destiné à accompagner ces chefs d’entreprise. L’idée ? Offrir une centaine d’heures d’accompagnement à une compagnie pour l’aider à créer son plan de transformation numérique et à le mettre en marche.

« Depuis qu’on a lancé Trans Num, on voit qu’il y a de la demande. Ce genre d’accompagnement répond à un besoin particulier pour des entreprises qui ont déjà une certaine maturité technologique et numérique ainsi qu’une réflexion stratégique. On ne peut pas travailler avec une entreprise qui ne sait pas exactement où elle s’en va », résume Pascal Monette, au sujet de son programme financé au quart par l’entreprise aidée et aux trois quarts par des fonds gouvernementaux.

De fait, tant au fédéral qu’au provincial, les gouvernements ont fait de la transformation numérique un objectif clé, surtout dans le contexte de relance économique post-pandémie. Dans le cadre de son offensive de transformation numérique dévoilée en mars dernier, Québec prévoit d’investir 130 millions de dollars d’ici le 31 mars 2022 dans des projets visant à accélérer le virage numérique des entreprises et à favoriser la croissance de PME innovantes grâce à un accompagnement spécialisé. Du côté du fédéral, c’est une enveloppe de 1,4 milliard de dollars qui a été allouée, en juillet dernier, au Programme canadien d’adoption du numérique. Entre autres investissements, ce dernier prévoit d’octroyer aux PME canadiennes des subventions pour accéder à des services-conseils.

L’enjeu crucial des compétences numériques

À en croire le sondage Léger, les principaux freins que les entreprises disent rencontrer pour mener leur transformation touchent davantage à l’alignement avec le modèle d’affaires, à la difficulté à établir des indicateurs clés de performance ou encore au manque de compétences internes et de motivation des employés.

« Le développement des compétences numériques est un enjeu assez important pour plusieurs organisations présentement. On a commencé un projet de recherche avec la Croix Bleue sur ce sujet-là. Ils se sont rendu compte qu’on a beau déployer toute la technologie, si les gens ne sont pas prêts à la recevoir, cela ne va rien donner au bout du compte », explique Simon Bourdeau, professeur au Département d’analytique, opérations et technologies de l’information à l’UQAM et chercheur au Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations.

« On part de la technologie, mais au final, si on veut qu’une transformation numérique réussisse, la clé ce sont les individus », conclut le chercheur.

Source : Le train de la transformation numérique est désormais en marche | Le Devoir

Un virage technologique doit s’accélérer, soutient la nouvelle cheffe du Fonds de solidarité FTQ

La crise de la pandémie aura été un puissant accélérateur de changements technologiques dans les entreprises québécoises, se réjouit la nouvelle cheffe du Fonds de solidarité FTQ. L’important, maintenant, est de ne pas arrêter.

« Nous sommes dans une course mondiale à l’innovation, a martelé Janie Béïque en entretien téléphonique au Devoir vendredi. Il ne s’agit pas seulement de donner un coup, après quoi tout sera correct. Comme la technologie évolue tout le temps à une vitesse exponentielle, c’est un processus continu qui doit être incorporé aux modèles d’affaires et au quotidien des entreprises. Je crois qu’elles le comprennent aujourd’hui, il faut juste qu’elles maintiennent leurs efforts et accélèrent la cadence. »

Au Québec, ces avancées technologiques présentent une importance plus grande encore parce qu’elles ont le pouvoir d’aider à relever l’immense défi que pose la rareté de main-d’œuvre, observe celle qui a pris en avril la relève de Gaétan Morin à titre de présidente et cheffe de la direction du fonds de travailleurs riche d’un actif net dépassant les 17 milliards. « Il faut seulement ne pas perdre de vue que l’actif le plus important d’une entreprise reste l’être humain, et que lorsque tu effectues un virage technologique, il faut t’assurer que ces humains-là puissent suivre. »

La formation des travailleurs, non seulement à l’école, mais aussi tout au long de leur vie, reste l’un des moyens les plus sûrs que les choses se passent bien. Là encore, dit-elle, l’idée fait son chemin au Québec, mais des progrès restent à faire. « C’est une responsabilité collective, pas juste le problème des gouvernements ni des entreprises, il faut que tout le monde participe à l’effort. Il y a une mentalité collective à développer. »

Rebond

Bien que la sortie de crise soit déjà bien engagée au Québec, il reste encore du chemin à faire, prévient Janie Béïque, qui présidera samedi, en virtuel, sa première assemblée générale annuelle des actionnaires du Fonds de solidarité FTQ. « Les économies sont toutes interdépendantes sur la planète. Tant qu’elles ne sont pas toutes sorties de la pandémie, nos entreprises vont demeurer fragiles. » Frappé comme tout le monde par la pandémie, le Fonds a vu son rendement annuel chuter à seulement 0,8 % en 2020, avant de rebondir à 20,3 % au dernier exercice annuel, qui s’est bouclé le 31 mai dernier, pour une valeur de l’action de 53,21 $ (+4,10 $).

Il présente ainsi un rendement composé annuel de 8,9 % sur 5 ans et de 7,5 % sur 10 ans, sans compter les 30 % de crédits d’impôt accordés par les gouvernements à ses quelque 725 000 actionnaires-épargnants. Cela fait quatre années consécutives pendant lesquelles plus d’un milliard en capital de développement est investi dans des entreprises du Québec. Le Fonds est désormais actif auprès de plus de 3400 entreprises partenaires représentant presque 250 000 emplois.

« On entend de plus en plus parler de capitalisme humain, d’investissement responsable. Nous, ça fait des années qu’on fait cela, que c’est dans notre ADN », dit Janie Béïque, citant non seulement les investissements du Fonds au Québec, mais aussi son accompagnement des entreprises et de leurs employés.

Nouvelles cibles carbone

En pleine mise à jour de son plan stratégique quinquennal, le Fonds compte entre autres en profiter pour relever les cibles de réduction de l’empreinte carbone de ses placements. Il a déjà amplement dépassé l’objectif d’une baisse de 25 % d’ici 2025 qu’il s’était fixé en 2018 pour ses investissements en Bourse — avec l’équivalent de 39 tonnes de CO2 par million de dollars investi en 2021, contre une cible de 48 tonnes pour 2025 —, à la faveur notamment de sa sortie des sables bitumineux. Pour son volet investissement privé (44 tonnes par million investi en 2021), il compte surtout sur un accompagnement particulier et des cibles adaptées à la réalité propre à chaque entreprise.

« Je crois que la leçon de la pandémie est de ne jamais perdre de vue qu’il y a des humains derrière toute chose et de garder l’humain au cœur de toute décision », conclut Janie Béïque.

Les dirigeants du Fonds de solidarité entendent d’ailleurs, lors de leur assemblée générale de samedi, troquer les habits de banquiers pour des chandails dénonçant la violence conjugale. « Pendant la pandémie, j’ai été témoin de très près de ce genre de violence. Je me suis dit qu’il fallait profiter de la tribune qui nous était offerte. »

Source : Le virage technologique doit s’accélérer, soutient la nouvelle cheffe du Fonds de solidarité FTQ | Le Devoir

Moteurs Taiga forcée de s’ajuster à la pénurie de puces électroniques

La pénurie mondiale de microprocesseurs a forcé Moteurs Taiga à trouver des solutions pour maintenir ses objectifs de production en même temps que son carnet de commandes se remplit.

Le constructeur de véhicules récréatifs électriques a modifié l’architecture de ses puces afin de limiter les conséquences de ces perturbations, a révélé l’entreprise dans le cadre du dévoilement de ses résultats du deuxième trimestre, lundi. Pour le moment, la pénurie n’empêchera donc pas Taiga de livrer ses premiers modèles cette année, a assuré le p.-d.g. et cofondateur de l’entreprise, Samuel Bruneau, lors d’une conférence téléphonique.

La production est un peu décalée en raison des effets de la COVID-19 sur la chaîne de production— Samuel Bruneau

L’entrepreneur croit que Taiga est toujours en voie d’atteindre un rythme de production de 10 véhicules par jour dans ses installations de Montréal d’ici la fin de l’année. « Évidemment, il reste encore une incertitude quant à la date exacte où nous serons en mesure d’accélérer la production, mais nous devrions atteindre ce rythme d’ici la fin de l’année. »

Au 31 juillet, le carnet de commandes de Taiga s’établissait à 2312 unités, une augmentation de 86 % depuis le 31 décembre dernier. L’entreprise a souligné que 57 opérateurs commerciaux mondiaux sont inscrits à son programme de flotte.

Le plastique et certaines composantes électroniques sont plus difficiles à obtenir, a expliqué M. Bruneau à un analyste. Le problème ne serait toutefois pas aussi important que celui des puces et ne menace pas la production, selon lui.

Davantage d’espace à Montréal

Au cours du deuxième trimestre, la société a également agrandi son empreinte à Montréal en louant de nouvelles installations de 130 000 pieds carrés. La capacité potentielle de production passerait ainsi de 2000 véhicules à 10 000, a précisé M. Bruneau lors d’un appel avec les analystes.

Ultimement, l’assemblage de motoneiges, de motomarines, de groupes motopropulseurs électriques et de bloc-batteries devrait se faire à Shawinigan, en Mauricie, où la société prévoit construire une usine. Les installations auront une capacité de production de 80 000 véhicules et composantes mécaniques par année d’ici 2025. Ottawa et Québec ont fourni un soutien financier pouvant aller jusqu’à 40 millions de dollars pour soutenir ce projet estimé à 125,17 millions.

M. Bruneau a réitéré cette cible pour 2025 au cours de la téléconférence, mais n’a pas donné de précision sur les cibles intérimaires. Il n’a pas non plus été possible d’obtenir des précisions après la conférence.

En entrevue avec La Presse canadienne en juillet, M. Bruneau avait reconnu que le lancement des premières ventes commerciales de l’entreprise fondée en 2015 connaissait des retards par rapport aux prévisions initiales, même si les premiers modèles seront bel et bien livrés en 2021. La société prévoyait livrer entre 1500 et 1700 véhicules cette année.

M. Bruneau affirmait alors que ce nombre serait plutôt d’entre 500 et 1000 en 2021. « La production est un peu décalée en raison des effets de la COVID-19 sur la chaîne de production, surtout sur les composantes électroniques comme les microprocesseurs. Il a fallu faire des ajustements. On a fait de gros efforts pour tout livrer au début 2022. »

Augmentation des pertes

La perte nette de l’entreprise a bondi au deuxième trimestre, tandis que ses dépenses en recherche et développement et ses charges administratives ont augmenté afin de financer la production de masse.

L’entreprise en démarrage a dévoilé une perte nette de 55 millions, comparativement à 385 801 $ à la même période l’an dernier. Cela représente une perte de 2,99 $ par action.

La société dispose de réserve de liquidités équivalente à 125,5 millions de dollars au 30 juin dernier, comparativement à 7,8 millions au 31 décembre 2020. Cameron Doerksen, de Financière Banque Nationale, croit que l’encaisse est suffisante pour financer une accélération de la production.

À la Bourse de Toronto, l’action de Taiga perdait 6 cents, à 9,92 $, à la fin de la séance de lundi.

Source : Moteurs Taiga forcée de s’ajuster à la pénurie de puces électroniques | Le Devoir

Un « électrochoc » de 885 millions pour accélérer l’électrification à Montréal

Montréal investira 885 millions de dollars sur trois ans dans l’électrification des transports de la métropole. Avec cette stratégie, qu’elle qualifie d’« électrochoc », la mairesse Valérie Plante espère notamment « faciliter la vie » des propriétaires de voitures électriques.

« Quand on regarde les secteurs qui émettent le plus de gaz à effet de serre, c’est le transport qui est en haut de la liste, avec plus de 40 % des émissions. C’est le secteur auquel on doit s’attaquer pour atteindre nos cibles », a-t-elle expliqué, lundi, lors de l’annonce de sa Stratégie d’électrification des transports 2021-2023.

La mairesse veut atteindre une proportion de 47 % de véhicules électriques dans les rues de Montréal en 2030, un objectif qu’elle a qualifié d’« ambitieux ». « Pour ceux et celles qui possèdent une voiture électrique, on veut vous faciliter la vie », a-t-elle insisté.

De nouveaux stationnements réservés pour les véhicules électriques, appelés les « parcoverts », seront implantés au centre-ville, dans l’arrondissement de Ville-Marie. Les conducteurs auront accès à 66 cases tarifées réparties sur 34 sites, un nombre appelé à croître.

De plus, 600 nouvelles bornes de recharges et 60 bornes rapides seront ajoutées dans les rues de la métropole.

La stratégie de la métropole comprend 23 objectifs et est présentée comme une façon d’« accélérer la transition écologique de façon concrète et significative ». 

47 %. c'est la proportion de véhicules électriques dans les rues de Montréal en 2030 que vise le plan de la Ville.

En ce qui a trait au transport collectif, Montréal prévoit notamment adapter les garages de la Société de transport de Montréal (STM) pour pouvoir accueillir une flotte de véhicules entièrement électriques. La STM prévoit acheter uniquement des autobus électriques à partir de 2025.

« Communication sans ambition »

Pour l’opposition, le plan présenté par l’administration Plante est un « coup d’épée dans l’eau » et se résume à « une campagne de communication sans ambition ». « De l’électrification des véhicules de la STM aux déploiements des BIXI, en passant par l’objectif des bornes électriques, l’annonce d’aujourd’hui n’est rien d’autre qu’un résumé de multiples promesses ayant toutes déjà été annoncées », affirme Francesco Miele, porte-parole en matière d’environnement pour Ensemble Montréal.

De son côté, le président du conseil d’administration de Trajectoire Québec, François Pepin, estime qu’il s’agit d’« une bonne nouvelle » d’offrir aux Montréalais plus de choix quand vient le temps de se déplacer. « Mais sur le volet du transport en commun, remplacer les autobus actuels par des autobus électriques, c’est bien, mais ce serait encore mieux s’il y avait plus d’autobus et plus de services de transport collectif », tempère-t-il.

Selon lui, le problème actuel à court terme est que l’Autorité régionale de transport métropolitain a comme volonté de diminuer les budgets des sociétés de transport à cause d’une baisse de l’achalandage.

Le directeur général de l’organisme Vivre en ville, Christian Savard, trouve quant à lui intéressant que la Ville ne se concentre pas uniquement sur les véhicules individuels. « Il y a un bel espace pour les véhicules partagés, qui vont prendre de plus en plus de place. La vraie mobilité de l’avenir va être électrique et partagée », estime-t-il.

Dans son plan d’action, Montréal prévoit faire passer le nombre de Bixis électriques de 1900 à 2100 d’ici 2023. La Ville veut de plus faire pression à l’aide de mesures incitatives pour qu’il y ait une augmentation du nombre de voitures électriques dans les parcs de service d’autopartage.

Source : Montréal présente un plan de 885 millions pour accélérer l’électrification des transports | Le Devoir

Les «start-up» québécoises s’estiment en meilleure posture qu’avant la pandémie

Après avoir craint le pire en début de pandémie, plus de la moitié des jeunes pousses québécoises estiment maintenant leur situation meilleure que ce qu’elle était avant la pandémie, selon les résultats de sondages que dévoilera mardi le Mouvement des accélérateurs d’innovation du Québec (MAIN).

Le MAIN a effectué un sondage éclair en juin auprès de start-up québécoises situées dans 16 régions de la province. Constat : 57 % des jeunes entreprises innovantes estiment maintenant être en meilleure posture qu’avant le début de la pandémie ; 20 % soutiennent que leur situation est inchangée, alors que 22 % déclarent être dans une moins bonne posture.

À quelques points de pourcentage près, les réponses sont similaires du côté des accélérateurs et des incubateurs, ces organismes qui soutiennent l’écosystème d’entreprises innovantes en facilitant leur financement, leur gestion et leur réseautage.

Or, force est de constater qu’au début de la crise sanitaire, les jeunes pousses craignaient le pire. La perception était au pessimisme, concède Louis-Félix Binette, directeur général du MAIN : « Comme toutes les entreprises, les start-up ne savaient pas ce qui allait se passer, comment les investisseurs et les gouvernements allaient réagir, ni ce qui allait se dérouler dans les semaines et les mois à venir. »

Le MAIN a sondé quelque 539 start-up dans les premières semaines de la pandémie, du 30 mars au 27 avril 2020. Deux start-up sur trois (66,5 %) soutenaient alors avoir subi des « impacts importants ou significatifs » dès janvier 2020, avant même que les autorités québécoises mettent en place des mesures sanitaires.

Le financement, pierre angulaire de leur fonctionnement, était au cœur de leurs préoccupations. La moitié d’entre elles affirmaient qu’elles ne seraient pas en mesure de « respecter certaines obligations financières dans les trois prochains mois ». Elles révisaient à la baisse leurs prévisions de croissance, réduisant de moitié le chiffre d’affaires pour 2020 comparativement aux anticipations précédant la pandémie.

Un important virage

Qu’est-ce qui explique ce revirement de perception ? Il y aurait tout d’abord les facteurs externes bénéfiques pour les jeunes pousses, estime Louis-Félix Binette : « Les start-up ont pu bénéficier des aides gouvernementales qui ont été mises en place. Et aussi, les investisseurs ont été au rendez-vous, plus qu’à la normale même. On a eu plus d’investissement qu’on pensait qu’il y aurait. »

Outre les facteurs externes, les caractéristiques propres aux start-up auront été salvatrices, selon lui : « Ce sont des entreprises qui peuvent s’adapter rapidement. Elles peuvent adapter leur technologie aux changements dans la demande et la clientèle par exemple… ce qui est plus difficile pour des entreprises comme les restaurants. »

Source : Les start-up québécoises s’estiment en meilleure posture qu’avant la pandémie | Le Devoir